Fiscalité LMNP
comparatif micro-bic et régime réel (2026)

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A retenir

  • Les revenus issus de la location meublée non professionnelle (LMNP) entrent dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) et ne sont pas des revenus fonciers.

  • Il existe deux régimes fiscaux en LMNP : le régime micro-BIC qui propose un abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus perçus ainsi que le régime réel simplifié qui permet d’amortir la dépréciation du bien +  déduire un certain nombre de charges (intérêts d’emprunt, frais, etc.).

  • Le micro-BIC est le régime appliqué par défaut lorsque les revenus locatifs perçus sont inférieurs à 83 600 € / an. Pour les meublés de tourisme, le seuil tombe à 15 000 € / an (loi de finances 2025).

  • Le régime réel est plus avantageux quand les charges sont importantes, car il permet de déduire l’ensemble des frais réels liés à l’activité de location meublée.

  • La plus-value à la revente bénéficie d’un barème d’abattement d’impôt sur le revenu pour durée de détention : 6 % / an entre la 6e et la 21e année, 4 % / an la 22e année puis exonération totale.

  • Les prélèvements sociaux à 17.2 % bénéficient aussi d’abattement  : 1.65 % / an entre la 6e et la 21e année, 1.6 % / an de la 22e année jusqu’aux 30 ans, puis exonération totale.

En 2026, la fiscalité de la location meublée non professionnelle reste un sujet central pour les investisseurs. Selon le montant des recettes locatives, ces dernières peuvent relever du micro-BIC, avec un abattement forfaitaire, ou du régime réel, qui permet de déduire les charges effectivement supportées et, dans certains cas, d’amortir le bien et le mobilier.

Mais comprendre la fiscalité LMNP en 2026 ne consiste plus seulement à comparer le micro-BIC et le régime réel. Il faut aussi tenir compte des évolutions réglementaires récentes, en particulier de la réforme applicable aux cessions intervenues depuis la loi de finances 2025, qui modifie le calcul de la plus-value en réintégrant les amortissements déduits pendant la période de location.

Vous découvrirez dans ce guide toutes les informations à retenir concernant la fiscalité du LMNP en 2026 et l’impact des dernières évolutions fiscales.

Sommaire

Quelle est la fiscalité du statut LMNP ?

Les revenus locatifs provenant d’une location meublée non professionnelle sont catégorisés en tant que bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Contrairement à la location nue, où les recettes locatives sont catégorisées en tant que revenus fonciers, la location meublée est considérée sur le plan fiscal comme une activité commerciale.

Dans le cadre de revenus BIC , le loueur en meublé non professionnel peut choisir entre deux régimes fiscaux : le régime micro-BIC et le régime réel.

Une fois votre résultat imposable déterminé (selon le micro-BIC ou le régime réel), il est soumis à l’impôt sur le revenu. Il s’ajoute à vos autres revenus et est taxé selon votre tranche marginale d’imposition.

À cela s’ajoutent les prélèvements sociaux, au taux global de 18.6 %. Ils s’appliquent sur le même résultat imposable et sont dus même si vous êtes faiblement imposé à l’impôt sur le revenu.

Les prélèvements sociaux, jusqu’ici à 17.2 %, ont été relevé de 1.4 point dans le cadre de la revalorisation de la CSG pour la loi de finances 2026.

Comment fonctionne le régime micro-BIC ?

Le régime micro-BIC est un régime forfaitaire. Son principe est simple : l’administration fiscale applique un abattement automatique sur vos recettes brutes, censé couvrir l’ensemble de vos charges.

Concrètement, vous n’avez pas à justifier vos dépenses réelles. Pas de factures à conserver, pas de tableau de charges à produire. C’est l’un des grands atouts de ce régime : sa simplicité.

En contrepartie, vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles. Si vos dépenses effectives dépassent le montant de l’abattement forfaitaire, la différence joue en votre défaveur. Ce régime convient donc avant tout aux propriétaires qui ont peu de charges : pas ou peu de crédit en cours, peu de travaux, et une gestion locative simplifiée.

Comment fonctionne le régime réel ?

Le régime réel repose sur une logique opposée. Ici, vous déclarez vos recettes locatives, puis vous déduisez l’ensemble des charges réellement supportées dans le cadre de votre activité :

  • intérêts d’emprunt
  • assurances
  • travaux d’entretien
  • frais de gestion
  • taxe foncière
  • honoraires comptables, etc.

Avec le régime réel simplifié, vous bénéficiez du levier fiscal de l’amortissement. Ce mécanisme comptable vous permet de déduire chaque année une fraction de la valeur de votre bien immobilier et de son mobilier.

En pratique, l’amortissement vient souvent réduire très fortement le résultat imposable, parfois jusqu’à le ramener à zéro.

Ce régime s’adresse en priorité aux investisseurs qui ont souscrit un crédit immobilier, qui supportent des charges significatives ou qui souhaitent optimiser leur fiscalité sur le long terme. Il demande en revanche une comptabilité plus rigoureuse et, dans la plupart des cas, l’accompagnement dans sa comptabilité.

Est-ce que le LMNP est rentable ?

Le statut LMNP vous permet de générer des revenus locatifs très peu, voire totalement non imposés, et ce, sur plusieurs années.

En effet, en choisissant le régime d’imposition micro-BIC, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire sur vos recettes annuelles pouvant aller jusqu’à 50%. En choisissant le régime réel, vous pouvez déduire un grand nombre de frais liés à votre activité de location meublée, comprenant l’amortissement de votre bien et de ses meubles. L’ensemble de ces déductions permet souvent de réduire à zéro le revenu imposable de votre location meublée.

Regardons à présent en détail comment choisir l’un ou l’autre de ces deux régimes fiscaux pour votre bien LMNP.

À lire aussi : Tous les avantages du statut LMNP.

Pourquoi choisir le régime micro-BIC ? 

Pour bénéficier d'un abattement forfaitaire sur vos revenus locatifs

Le principal atout fiscal du régime micro-BIC est qu’il permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus locatifs annuels de votre logement meublé. Il est particulièrement intéressant si vos charges déductibles et frais d’investissement représentent moins de la moitié de vos revenus. Toutefois, cet abattement de 50 % s’applique uniquement aux locations meublées classiques, aux meublés touristiques classés, ainsi qu’aux chambres d’hôtes dans une limite annuelle de 83 600 €. Pour les meublés touristiques non classés, l’abattement est réduit à 30 % pour un montant maximal fixé à 15 000 € / an. 

Exemple : Vous percevez 12 000 € de loyers annuels sur un studio meublé. Avec le micro-BIC, l’administration applique l’abattement de 50 % : votre base imposable est ramenée à 6 000 €. Ce montant est ensuite soumis à votre tranche marginale d’imposition et aux prélèvements sociaux de 17,2 %.

Pour bénéficier d'une simplicité administrative

L’autre avantage du micro-BIC est qu’il ne vous oblige pas à tenir une comptabilité détaillée, ce qui facilite grandement la déclaration de vos revenus chaque année. Il vous suffit de déclarer vos recettes locatives dans votre déclaration d’impôt sur le revenu, et l’abattement sera automatiquement calculé par l’administration fiscale.

Quelles sont les conditions d'éligibilité au régime micro-BIC ?

Le régime micro-BIC est celui qui vous sera appliqué par défaut en tant que loueur en meublé non professionnel. Vous pouvez le choisir tant que vos recettes locatives annuelles ne dépassent pas 83 600 € pour une location meublée classique, une location meublée touristique classée ou une chambre d’hôte et 15 000€ pour une location meublée touristique non classée.

Comment déclarer vos revenus LMNP sous le régime micro-BIC ?

Si vous bénéficier du régime micro-BIC, vous devez déclarer annuellement vos revenus en même temps que les autres revenus de votre foyer fiscal. Concernant les revenus issus de votre activité de loueur en meublé non professionnel, vous devez remplir le formulaire n° 2042 C-Pro dans votre espace personnel sur le site impots-gouv.fr.

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Pourquoi choisir le régime réel ?

Pour déduire l'ensemble de vos frais réels

Le premier atout du LMNP au régime réel est qu’il vous permet de déduire de votre montant d’imposition sur le revenu, l’ensemble des charges réelles liées à votre activité de loueur en meublé non professionnel. Cela inclut notamment :

  • les intérêts d’emprunt et frais annexes du crédit (assurance emprunteur, frais de dossier, frais de garantie)
  • la taxe foncière
  • les primes d’assurance (propriétaire non occupant, loyers impayés)
  • les charges de copropriété non récupérables
  • les frais d’entretien et de petites réparations
  • les frais de notaire et d’agence
  • les honoraires de gestion locative 

Déduire l’ensemble de ces charges vient diminuer votre résultat imposable.

Pour déduire l'amortissement comptable de votre bien 

Opter pour le régime réel en location meublée non professionnelle vous offre un deuxième avantage majeur : la possibilité de déduire les amortissements du bien immobilier et des meubles.

Un amortissement en LMNP correspond à un calcul comptable permettant de prendre en compte la dépréciation du bien immobilier et de ses équipements au fil du temps. Cette déduction s’étend sur plusieurs années et permet concrètement de réduire dans le temps la base imposable de votre bien locatif. Plus la valeur du bien dépréciera et plus le montant d’imposition diminuera, augmentant ainsi votre rendement locatif.

Le bien immobilier est amorti par composants :

  • le gros œuvre sur 40 à 50 ans
  • la toiture sur 25 ans
  • les installations techniques (plomberie, électricité) sur 15 à 20 ans
  • les aménagements intérieurs sur 10 à 15 ans.

Seule la construction est amortie ; la valeur du terrain, elle, ne l’est jamais. Elle représente en général 20 % du prix d’acquisition.

Le mobilier et les équipements (literie, électroménager, décoration) sont amortis sur des durées plus courtes, généralement entre 5 et 10 ans.

En cumulant la déduction des frais réels liés à l’investissement avec l’amortissement du bien et de ses meubles, certains investisseurs réussissent à ne payer aucun impôt sur leurs revenus locatifs annuels. C’est pourquoi le régime réel est très apprécié des investisseurs en LMNP.

Quel est l'inconvénient principal du régime réel ?

Vous êtes obligé de tenir une comptabilité détaillée de vos frais réels et de vos amortissement et cela doit être réalisé par un expert comptable.

Quelles sont les conditions d'éligibilité au régime réel ?

Le régime réel peut être choisi dès le départ, mais il devient obligatoire si vos revenus locatifs annuels dépassent 83 600€ pour une location meublée classique, une location meublée touristique classée ou une chambre d’hôte. Pour une location meublée touristique non classée, le régime réel devient obligatoire au-delà de 15 000€ de recettes annuelles. 

Comment déclarer vos revenus LMNP sous le régime réel ?

Sous le régime réel, vous devez également déclarer annuellement vos revenus en remplissant cette fois-ci deux formulaires. le formulaire 2031-SD ainsi que le formulaire 2042-C-PRO. Là encore, tout est réalisable sur le site des impôts du Gouvernement.

Bon à savoir

Lorsque vos charges déductibles (hors amortissement) dépassent vos recettes locatives, vous dégagez un déficit BIC non professionnel. Ce déficit ne peut pas s’imputer sur vos autres revenus (salaires, pensions, revenus fonciers). Il est uniquement reportable sur vos futurs bénéfices de même catégorie, c’est-à-dire vos prochains résultats LMNP positifs, pendant une durée de dix ans.

Cette mécanique crée une logique d’optimisation sur plusieurs années. Les premières années d’exploitation, souvent marquées par des charges élevées (intérêts de crédit importants, frais d’acquisition, équipement du logement), permettent de constituer un stock de déficits et d’amortissements différés. Ces réserves viennent ensuite absorber les bénéfices des années suivantes, prolongeant ainsi la période pendant laquelle vos loyers échappent à l’imposition.

Comment choisir entre le régime micro-BIC
et le régime réel ?

Comment choisir entre le régime micro-BIC et le régime réel ?

Les plafonds de revenus

Si votre revenu imposable annuel est inférieur à 83 600 € (ou 15 000 € pour une location touristique non classée), alors vous pouvez opter pour les deux régimes fiscaux. En revanche, au-delà de ces plafonds, le régime réel devient obligatoire.

Le montant des charges

Si vous avez d’importantes charges réelles liées à votre bien (travaux, intérêts d’emprunt, etc.), le régime réel peut s’avérer plus avantageux car il permet leur déduction. En revanche, si les charges et les amortissements sont moindres, le micro-BIC avec son abattement forfaitaire pourrait être plus bénéfique.

La durée d’engagement

Alors que le micro-BIC est souvent choisi pour sa simplicité, le régime réel est généralement choisi pour ses bénéfices à long terme, notamment grâce aux amortissements.

Exemple concret

Supposons que vous générez des revenus de location meublé annuels de 20 000€.

Sous le régime micro-BIC grâce à son abattement forfaitaire de 50%, seuls 10 000€ seraient imposées.

Supposons maintenant que vous ayez 8 000€ de charges réelles (comme les travaux, les intérêts d’emprunt, la gestion locative ou encore l’assurance) et que vous amortissez votre bien pour un montant de 5 000€.

Si vous choisissez le régime réel, grâce à la déduction des charges et à l’amortissement, votre montant d’imposition serait de : 20 000 – 8 000 – 5 000 = 7 000€

Dans cet exemple, le régime réel serait donc plus avantageux.

Micro-BIC ou régime réel : tableau comparatif

Micro-BIC Régime réel
Avantage fiscal principal Abattement forfaitaire Déduction des charges réelles
Seuil de recettes < 83 600 € / an > 83 600 € / an
Abattement forfaitaire 30 à 50 % selon la typologie de bien -
Déduction des charges Non Oui
Report de déficit Non Oui (10 ans)
Comptabilité Simple déclaration Bilan + compte de résultat
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Les principaux changements fiscaux du LMNP en 2026

La loi de finances pour 2025 a introduit une mesure qui modifie en profondeur le calcul de la plus-value lors de la revente d’un bien LMNP : la réintégration des amortissements.

Jusqu’alors, pendant la période de détention, vous pouviez amortir votre bien au régime réel, réduisant ainsi, voire annulant, l’imposition sur vos loyers. Au moment de la revente, ces amortissements n’entraient pas dans le calcul de la plus-value imposable.

Le prix d’acquisition retenu pour le calcul restait le prix d’achat d’origine, sans correction liée aux amortissements pratiqués. Autrement dit, vous bénéficiiez d’un double avantage : une fiscalité allégée pendant l’exploitation et une plus-value calculée sur une base favorable à la sortie.

Avec la réforme de 2025, les amortissements déduits pendant la période de location viennent minorer le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value.

Les résidences services font partie des principales exceptions. Les biens situés en résidence étudiante, en résidence seniors ou en établissement pour personnes dépendantes (type EHPAD) ne sont pas concernés par la réintégration des amortissements.

Toutefois, les plus-values de la location meublée bénéficient du régime des plus-values de particuliers, qui prévoit un abattement forfaitaire annuel selon la durée de détention.

Comment fonctionne le régime des plus-values en LMNP ?

Le calcul de la plus-value repose sur la différence entre le prix de cession (le prix auquel vous vendez) et le prix d’acquisition (le prix auquel vous avez acheté).

Le prix de cession correspond au montant figurant dans l’acte de vente, éventuellement diminué des frais supportés pour la vente (diagnostics obligatoires, frais de mainlevée d’hypothèque).

Le prix d’acquisition, quant à lui, peut être majoré de certains frais : frais d’acquisition réels (frais de notaire, commission d’agence) ou, à défaut de justificatif, un forfait de 7,5 % du prix d’achat.

La fiscalité sur la plus-value est dégressive avec la durée de détention du bien. Ainsi, plus vous conservez votre bien, plus la taxation sur la plus-value diminue.

Durée de détention Taux d'abattement impôt sur le revenu Taux d'abattement prélèvements sociaux
< 6 ans 0% 0%
Entre la 6ème et 21ème année 6%/an 1,65%/an
22ème année révolue 4%/an 1,6%/an
À partir de la 22ème année Exonération de la plus-value 9%/an
À partir de la 30ème année Exonération de la plus-value Exonération de la plus-value

Source: https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F32744

Fiscalité LMNP 2026 : cas concrets

Achat à crédit classique Achat cash classique Achatcash LMNP étudiant
Prix d'achat 150 000 € 150 000 € 150 000 €
Prix d'achat corrigé
(avec amortissement immo uniquement)
147 413 € 107 250 € 183 750 €
Prix de vente net 170 000 € 170 000 € 170 000 €
Plus-value brute 22 587 € 62 750 € - 13 750 €
Total impôts et taxes 4 960 € 15 036 € 0 €
PV nette comptable 17 626 € 48 969 € - 13 750 €
Amortissements immo utilisés sur la période 41 337 € 81 500 € 81 500 €
Amortissements mobilier utilisés sur la période 5 000 € 5 000 € 5 000 €
Amortissement à réintégrer 36 337 € 76 500 € 0 €

Le LMNP est-il encore fiscalement intéressant en 2026 ?

Après la promulgation des lois de finances 2025 et 2026, l’investissement LMNP dans des locations de courtes durées est devenu moins intéressant.

En revanche, l’investissement dans un logement meublé en résidence de services (étudiante, sénior, EHPAD), a été épargné par la réforme et bénéficie toujours de nombreux avantages supplémentaires. 

L’un de ces avantages concerne notamment la récupération de la TVA à l’achat. 

De plus, l’investissement résidence de services passe par la signature d’un bail commercial avec l’exploitant de la résidence. Cela offre deux avantages supplémentaires à l’investisseur : 

  • la déléguation de la gestion locative au gestionnaire de la résidence
  • la certitude de percevoir ses loyers même en cas de vacance locative

Rappel sur les conditions pour être éligible
au statut de LMNP

  1. Vous devez être un particulier, et non un investisseur immobilier professionnel. Vous ne devez donc pas être inscrit au registre du commerce et des sociétés (RCS) en tant que loueur professionnel de l’immobilier.
  2. Votre activité de location meublée non professionnelle doit être déclarée dans les 15 jours suivant la mise en location du bien. L’immatriculation de votre activité se fait en ligne sur le site de l’INPI. Cette démarche vous permettra d’obtenir votre numéro SIRET qui est obligatoire pour exercer votre activité de LMNP.
  3. Le bien immobilier mis en location doit être meublé. Ceci implique que tous les équipements et meubles nécessaires à la vie quotidienne du locataire soient présents dans le logement.
  4. Vos recettes locatives annuelles doivent être inférieures à 23 000 € ou à la moitié des revenus du foyer fiscal. Si cette condition n’est pas respectée, vous serez automatiquement considéré comme loueur en meublé professionnel ou LMP et vos avantages fiscaux ne seront plus les mêmes.

À lire aussi : La liste complète des conditions LMNP.

Pour conclure, la fiscalité du statut LMNP offre des opportunités considérables pour les investisseurs immobiliers. Elle propose deux régimes fiscaux principaux, à savoir le régime micro BIC et le régime réel, chacun ayant ses propres avantages et caractéristiques. L’imposition sous le régime réel est adaptée lorsque les charges liées à l’investissement sont supérieures à 50 % des revenus locatifs et devient même obligatoire si les recettes annuelles dépassent les 83 600€. Sinon le régime micro-BIC et son abattement forfaitaire de 50 % est une solution qui peut être également très intéressante.

Les plus-values en LMNP sont soumises à une fiscalité spécifique, influencée par la durée de détention du bien.

FAQ : la fiscalité du LMNP

Sous le statut LMNP, les loyers perçus sont imposés en Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), contrairement à la location nue qui relève des revenus fonciers. Deux régimes s’appliquent selon les recettes annuelles :

  • Micro‑BIC : abattement forfaitaire de 50 % dans une limite de 83 600 € / an ou 30 % pour les meublés de tourisme non classés dans une limite de 15 000 € / an.

  • Régime réel simplifié : déduction des charges réelles, amortissement du bien, du mobilier et des travaux.

Les recettes locatives doivent rester inférieures à  23 000 € / an ou représenter moins de  50 % des revenus du foyer fiscal pour conserver le statut LMNP.

Le régime réel permet de déduire l’ensemble des charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, etc.) et d’amortir le bien et son mobilier, ce qui permet souvent de diminuer le revenu imposable pendant plusieurs années.

L’amortissement se calcule de façon linéaire sur plusieurs années :

  • Logement : amortissement sur 20 à 30 ans
  • Mobilier : amortissement sur 5 à 10 ans
  • Travaux : amortissement sur 10 à 15 ans

La plus-value est imposée selon le régime des particuliers (19 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux). Depuis le 1er janvier 2025, les amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value, ce qui augmente l’imposition à la sortie. Toutefois, cette mesure est contrebalancée par le régime des particuliers qui prévoit des abattements en fonction de la durée de détention.

Non. Le régime fiscal choisi (micro‑BIC ou réel) s’applique pour l’ensemble de l’année fiscale. Le changement doit être opéré avant la déclaration.

Dernière modification le 14/04/2026 par
En tant que Directeur Commercial chez Valority, mon rôle est d’animer le projet du groupe sur ce territoire, de repérer et faire évoluer mes collaborateurs. Je continue à chercher des talents, des personnes ambitieuses, passionnées par la relation client. Si vous partagez cette devise « la différence entre ce que tu as et ce que tu veux, c’est ce que tu fais » nous sommes faits pour nous rencontrer.

**Selon les dispositions prévues à l’article 39C du CGI; Le statut loueur meublé permet de récupérer la TVA sous certaines conditions : Acquisition d’un bien immobilier neuf proposant un certain nombre de services ; Confier l’exploitation du bien à un professionnel ; Etre soumis à la TVA ; Exploitation par bail commercial pour une durée de 10 ans, en cas d’arrêt de l’exploitation avant les 10 ans, vous devrez rembourser la TVA au prorata des années restantes. Le dispositif loueur meublé non professionnel prévoit le versement de loyers en application d’un bail commercial. En tout état de cause, la perception de loyers ne saurait être garantie par la mise en place d’un bail commercial. Dans la limite des recettes selon l’article 156 du CGI. L’article 82 de la loi de finances pour 2010 (n° 2009-1673 du 30 décembre 2009) conditionne le bénéfice du report des fractions de réduction d’impôt qui n’ont pas pu être imputées au maintien en location du logement au cours des années concernées.

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