Tout savoir sur les plafonds LMNP en 2026

Votre test en

30 sec

GRATUIT & SANS ENGAGEMENT

Calculez la rentabilité

de votre investissement meublé (lmnp)

GRATUIT & SANS ENGAGEMENT

Calculez la rentabilité

de votre investissement meublé (lmnp)

A retenir

  • Pour conserver le statut LMNP et ses avantages fiscaux, vos recettes locatives annuelles doivent rester inférieures à 23 000 €, ou ne pas dépasser 50 % des revenus de votre foyer fiscal. Au-delà de ces deux limites, vous basculez en LMP (loueur en meublé professionnel).

  • Le passage en LMP entraîne une fiscalité différente et l’assujettissement à des cotisations sociales plus lourdes que les prélèvements sociaux.

  • Pour bénéficier du régime micro-BIC et de son abattement de 50 %, vos recettes ne doivent pas dépasser 77 700 € (revenus 2025, déclarés en 2026) puis 83 600 € (revenus 2026 à 2028). Au-delà, le régime réel s’applique.

  • Pour un meublé de tourisme non classé, le plafond du micro-BIC est ramené à 15 000 €, avec un abattement de 30 %.
Sommaire

Rappels sur le statut LMNP ?

Le statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) permet de louer un bien meublé, en résidence classique ou en résidence de services (étudiante, senior, tourisme), tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse. Les loyers perçus sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers comme en location nue.

Ce rattachement aux BIC ouvre le choix entre deux régimes d’imposition, le micro-BIC et le régime réel, qui permettent de réduire fortement, voire d’annuler, l’imposition de vos revenus locatifs pendant plusieurs années. En contrepartie, le statut impose le respect de plusieurs plafonds, détaillés ci-dessous.

Les plafonds LMNP à connaître en 2026

En location meublée non professionnelle, votre fiscalité dépend de plafonds distincts, qu’il ne faut pas confondre :

  • l’un conditionne le maintien du statut LMNP
  • le deuxième détermine votre régime d’imposition (micro-BIC ou réel)
  • le troisième déclenche le paiement de cotisations sociales pour les locations de courte durée.

Voici une vue d’ensemble avant de détailler chacun d’eux.

Plafond Montant 2026 En cas de dépassement Référence
Obtention du statut LMNP 23 000 €/an de recettes
ou plus de 50 % des revenus du foyer
Bascule en LMP
(loueur en meublé professionnel)
Art. 155, IV du CGI
Régime micro-BIC
(meublé longue durée)
77 700 € (revenus 2025)
puis 83 600 € (revenus 2026-2028)
Passage obligatoire au régime réel Art. 50-0 du CGI

Le plafond du micro-BIC varie selon le type de bien. Il est de 77 700 € pour un meublé de tourisme classé, avec abattement forfaitaire à 50 %, mais tombe à 15 000 € pour un meublé de tourisme non classé avec abattement forfaitaire à 30 %.

Plafond n°1 : le seuil de 23 000 € pour rester en LMNP

Pour conserver le statut de loueur en meublé non professionnel, l’article 155, IV du Code général des impôts fixe deux conditions. Vous basculez en LMP (loueur en meublé professionnel) uniquement si ces deux conditions sont réunies en même temps :

  • vos recettes locatives annuelles dépassent 23 000 € ;
  • Ces recettes sont supérieures aux autres revenus d’activité de votre foyer fiscal (salaires, BIC, BNC, etc.).

Autrement dit, il suffit qu’une seule de ces conditions ne soit pas remplie pour rester LMNP.

Le seuil de 23 000 € s’apprécie sur vos recettes brutes, c’est-à-dire le total des loyers et charges encaissés sur l’année civile, avant toute déduction. Vos charges, amortissements ou déficits n’entrent pas en compte pour ce calcul : ils déterminent votre résultat imposable, mais pas votre statut.

Que se passe-t-il en cas de bascule en LMP ?

Le passage en LMP impacte en profondeur votre fiscalité.

  • Cotisations sociales : le LMP est affilié au régime des indépendants (SSI) et acquitte des cotisations sociales (de l’ordre de 40 % du bénéfice), bien plus lourdes que les prélèvements sociaux du LMNP.
  • Report des déficits : en LMNP, les déficits ne s’imputent que sur les revenus de location meublée des 10 années suivantes. En LMP, ils s’imputent sur le revenu global du foyer, mais le report est limité à 6 ans (article 156, I-1° ter du CGI).

  • Plus-values : le LMNP relève du régime des plus-values des particuliers (exonération progressive jusqu’à 22 ans pour l’impôt et 30 ans pour les prélèvements sociaux), tandis que le LMP relève des plus-values professionnelles.

Plafond n°2 : les seuils du régime micro-BIC

Le régime micro-BIC, appliqué par défaut, offre un abattement forfaitaire censé couvrir l’ensemble de vos charges, sans comptabilité à tenir. Pour en bénéficier, vos recettes ne doivent pas dépasser un plafond qui dépend du type de location. Au-delà, le régime réel devient obligatoire.

Depuis la loi du 19 novembre 2024 (dite « loi Le Meur »), les plafonds et abattements ont été revus à la baisse pour les meublés de tourisme. Par ailleurs, dans le cadre de la révision triennale, le seuil applicable à la longue durée et aux meublés classés passe de 77 700 € (revenus 2025) à 83 600 € (revenus 2026 à 2028).

Voici les seuils en vigueur :

Type de location meublée Abattement micro-BIC
(revenus 2024,
déclarés en 2025)
Abattement micro-BIC
(revenus 2025,
déclarés en 2026)
Plafond micro-BIC
(revenus 2025,
déclarés en 2026)
Plafond micro-BIC
(revenus 2026)
Meublé longue durée 50 % 50 % 77 700 € 83 600 €
Meublé de tourisme classé 71 % 50 % 77 700 € 83 600 €
Chambre d'hôtes 71 % 50 % 77 700 € 83 600 €
Meublé de tourisme non classé 50 % 30 % 15 000 € 15 000 €

A retenir :

  • Le plafond du micro-BIC est fixé par l’article 50-0 du Code général des impôts.
  • L’abattement forfaitaire ne peut être inférieur à un minimum de 305 €.
  • En cas de léger dépassement, une tolérance existe : si c’est la 1ʳᵉ ou la 2ᵉ année que vos recettes franchissent le plafond, vous pouvez conserver le micro-BIC une année supplémentaire (source : service-public.gouv.fr).

Le prorata temporis la première année

Si vous démarrez votre activité de location meublée en cours d’année, le plafond du micro-BIC n’est pas apprécié sur l’année pleine : il est ajusté au prorata du temps d’exercice.

Par exemple, pour une mise en location au 1ᵉʳ juillet 2026 en longue durée, le seuil à ne pas dépasser n’est plus de 83 600 € mais de 41 800 € (83 600 € ÷ 2) sur ce premier exercice. 

Comment choisir votre régime fiscal en location meublée non professionnelle ?

Le choix du régime fiscal est une décision clé pour tout investisseur en location meublée non professionnelle.  En effet, la fiscalité est l’un des principaux avantages en LMNP. En fonction de votre situation financière, du montant de vos revenus locatifs et de vos objectifs fiscaux, vous aurez le choix entre deux régimes : le régime micro-BIC et le régime réel d’imposition.

Le régime micro-BIC : Un choix simplifié pour des revenus modérés

Le régime micro-BIC est le régime fiscal le plus simple et le plus populaire parmi les investisseurs en location meublée non professionnelle. Il est particulièrement avantageux pour les revenus locatifs modérés et les investisseurs qui souhaitent une gestion fiscale simplifiée.

Avantages du régime micro-BIC

  • Abattement forfaitaire jusqu’à 50% : Le principal avantage du régime micro-BIC est qu’il vous permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50% sur vos recettes locatives pour les meublés classiques, les chambres d’hôtes et les meublés touristiques classés. Cela signifie que vous ne payez des impôts que sur 50% de vos revenus locatifs. Pour les meublés touristiques non classés, cet abattement est de 30%.
  • Simplicité : Ce régime est extrêmement simple à gérer. Vous n’avez pas besoin de tenir une comptabilité complexe ni de justifier vos charges. La déclaration fiscale est simple, il suffit d’ajouter vos revenus locatifs dans votre déclaration de revenus annuelle en ligne ou en remplissant le formulaire 2042 C-PRO. Votre abattement sera ensuite automatiquement ajouté par l’administration fiscale. 
  • Pas de charges déductibles : L’abattement forfaitaire est conçu pour couvrir l’ensemble des charges liées à votre investissement. Il n’est donc pas nécessaire de détailler vos charges (intérêts d’emprunt, frais de gestion, etc.).
  • Idéal pour les petits revenus : Si vos revenus locatifs ne dépassent pas les plafonds, ce régime est particulièrement avantageux pour ceux qui recherchent la simplicité sans avoir à se soucier de la gestion complexe des amortissements et des déductions fiscales.

Inconvénients du régime micro-BIC

  • Limité aux plafonds de recettes : Si vos recettes dépassent les plafonds fixés, vous serez automatiquement transféré vers le régime réel. Ce dernier est encore plus avantageux, mais vous serez obligé de tenir une comptabilité.
  • Pas de déductions spécifiques : Contrairement au régime réel, vous ne pouvez pas déduire les charges spécifiques comme les travaux, les intérêts d’emprunt ou les amortissements de votre bien meublé.

Quand choisir le régime micro-BIC ?

  • Vous êtes un investisseur débutant ou vous avez des revenus locatifs modérés.
  • Vous préférez une gestion fiscale simple et rapide.
  • Vous ne dépassez pas les plafonds de 83 600 € (ou 15 000 € pour les meublés touristiques non classés).
  • Vous n’avez pas de charges importantes à déduire (par exemple, pas de travaux majeurs ou de frais de gestion élevés).

Le régime réel d’imposition : la meilleure méthode pour optimiser votre fiscalité

Le régime réel en LMNP est la solution ultime pour optimiser votre fiscalité. Ce régime fiscal vous permet de réduire fortement, voire totalement l’imposition sur vos revenus locatifs, et ce, pendant plusieurs années. 

Avantages du régime réel

  • Déduction des charges réelles : Vous pouvez déduire toutes les charges réellement engagées pour la gestion de votre bien locatif (frais de gestion, travaux d’entretien, intérêts d’emprunt, assurances, etc.). Et ce n’est pas tout : si les loyers que vous percevez sont inférieurs au montant total des charges déductibles, vous pouvez générer ce qu’on appelle un déficit. Le régime réel simplifié vous permet de reporter ce déficit sur les bénéfices des 10 années suivantes, ce qui peut considérablement réduire votre imposition future. C’est un levier fiscal très puissant, notamment si vous prévoyez d’autres investissements locatifs ou une montée en revenus dans les prochaines années.
  • Amortissement de votre bien immobilier : L’amortissement est un procédé comptable qui vous permet de déduire la perte de valeur progressive de votre bien immobilier et de ses meubles. L’amortissement en LMNP est comptabilisé comme une charge déductible de vos revenus locatifs, ce qui vous permet ainsi de réduire souvent entièrement votre base imposable. 
  • Réduction significative de l’impôt sur le revenu : Si vous avez des charges élevées ou des travaux de rénovation importants, le régime réel peut vous permettre de réduire de manière significative votre revenu imposable, ce qui se traduit par une réduction de vos impôts.
  • Adapté aux investissements importants : Ce régime est fréquemment le plus avantageux pour ceux qui possèdent des biens immobiliers de haute valeur ou qui ont engagé des travaux de rénovation coûteux.

Inconvénients du régime réel

  • La tenue obligatoire d’une comptabilité : Le régime réel implique une gestion comptable plus complexe. Vous devez tenir une comptabilité détaillée, justifier toutes vos charges et frais auprès de l’administration fiscale, ce qui nécessite l’aide d’un expert-comptable.

Quand choisir le régime réel ?

  • Si les loyers perçus sont supérieurs au plafond du micro-BIC ou si vous prévoyez des revenus importants.
  • Si vous avez des charges élevées à déduire (travaux de rénovation, frais de gestion importants, intérêts d’emprunt, etc.).
  • Si vous souhaitez profiter au maximum des avantages fiscaux du statut LMNP, grâce à l’amortissement

En résumé, le régime LMNP offre des avantages fiscaux indéniables malgré les évolutions fiscales liées à la loi de Finances 2026. Nos experts en gestion de patrimoine connaissent parfaitement les plafonds LMNP et peuvent vous conseiller le choix du régime fiscal le plus adapté à votre projet d’investissement locatif.

Pierre-Emmanuel Jus, Directeur commercial
Pierre-Emmanuel Jus
Directeur commercial
Immobilier
Nos conseils d'experts

Pourquoi investir dans l'immobilier ?

C’est une valeur refuge. L’immobilier demeure encore et toujours un placement sûr, plébiscité par une grande majorité de français.

C’est la possibilité d’acheter un bien financé par les loyers de vos locataires, d’obtenir d’éventuels avantages fiscaux ainsi que de bénéficier de l’effet de levier du crédit.

C’est une solution pour préparer l’avenir et protéger votre famille via les assurances emprunteurs.

FAQ

Qu'est-ce que le plafond LMNP pour 2026 ?

Le plafond LMNP pour 2026 est de 23 000 € / an. Les revenus de l'activité de loueur meublé ne peuvent représenter plus de 50 % des revenus d'un foyer fiscal.

Le seuil de 23 000 € est-il calculé en brut ou en net ?

Les deux, selon l'année fiscale. Pour la location meublée longue durée et les meublés classés, il est de 77 700 € pour les revenus 2025 (déclarés en 2026), puis de 83 600 € pour les revenus 2026 qui seront déclarés en 2027.

Peut-on cumuler plusieurs biens en LMNP ?

Oui. Vous pouvez détenir plusieurs logements en LMNP, à condition que l'ensemble de vos recettes locatives, appréciées au niveau du foyer fiscal, respecte les plafonds du statut.

Quel est le plafond du micro-BIC pour un meublé de tourisme ?

Pour un meublé de tourisme classé, le plafond est de 83 600 € (revenus 2026) avec un abattement de 50 %. Pour un meublé non classé, il est ramené à 15 000 € avec un abattement de 30 % depuis la loi Le Meur.

Quelle déclaration effectuer pour un LMNP au micro-BIC ?

Une seule : le formulaire 2042-C-PRO, à joindre à votre déclaration de revenus annuelle. L'abattement est appliqué automatiquement par l'administration fiscale.

Dernière modification le 16/06/2026 par
En tant que Directeur Commercial chez Valority, mon rôle est d’animer le projet du groupe sur ce territoire, de repérer et faire évoluer mes collaborateurs. Je continue à chercher des talents, des personnes ambitieuses, passionnées par la relation client. Si vous partagez cette devise « la différence entre ce que tu as et ce que tu veux, c’est ce que tu fais » nous sommes faits pour nous rencontrer.

**Selon les dispositions prévues à l’article 39C du CGI; Le statut loueur meublé permet de récupérer la TVA sous certaines conditions : Acquisition d’un bien immobilier neuf proposant un certain nombre de services ; Confier l’exploitation du bien à un professionnel ; Etre soumis à la TVA ; Exploitation par bail commercial pour une durée de 10 ans, en cas d’arrêt de l’exploitation avant les 10 ans, vous devrez rembourser la TVA au prorata des années restantes. Le dispositif loueur meublé non professionnel prévoit le versement de loyers en application d’un bail commercial. En tout état de cause, la perception de loyers ne saurait être garantie par la mise en place d’un bail commercial. Dans la limite des recettes selon l’article 156 du CGI. L’article 82 de la loi de finances pour 2010 (n° 2009-1673 du 30 décembre 2009) conditionne le bénéfice du report des fractions de réduction d’impôt qui n’ont pas pu être imputées au maintien en location du logement au cours des années concernées.

A lire également

Loi Denormandie

Le dispositif est destiné à encourager la rénovation de logements anciens en proposant une réduction d'impôts aux investisseurs.

Immobilier ancien

Découvrez les autres fiscalités dans l’ancien

Nos métiers
Nos actions et nos missions (RSE)

Télécharger le guide Jeanbrun

Contacter notre agence à